Contreforts des Bans - 2 et 3 août 2008

Publié le 7 Août 2008

Voici une lacune de réparé.. je n'avais jamais mis les pieds en été dans le vallon des Bans (du Sellar). J'étais donc bien motivée pour aller y passer un week-end. Le plus, c'est le refuge distant de seulement 1h30 (au panneau) du parking. Vendredi soir on saute donc dans la voiture, arrêt pizza à Bourg d'Oisans où on se croirait à Cham en miniature, et arrivée tardive sur le parking. Là Cyril se rappelle avoir oublié la tente 2"... Gasp, on dormira donc dans la volvo-mobile. Peu importe je m'écroule comme un loir..

Le lendemain matin, on se réveille doucement ; ça afflue petit à petit sur le parking, marcheurs et grimpeurs. Après un petit déj copieux, on prend le chemin du refuge. Le sentier est tip-top, le cadre aussi. Une heure après on est sur la terrasse du refuge ; un joli petit refuge de pierre et de bois à l'intérieur. Il doit être midi ou pas loin, on opte donc pour une après-midi de grimpe proche du refuge : ce sera une voie JMC and co "Le diable par la queue" dans les contreforts de Coste-Counier que Cyril se résout la mort presque dans l'âme à faire... Eh bien ce n'est pas si donné : les 3 premières longueurs en 5 sont bien raides, je cherche les (bonnes) prises un moment et quelques passages ne se laissent pas avoir comme ça... Au-delà, ça se couche et je peux enfin m'exprimer pleinement dans une longueur en 4... On continue encore sur 2 ou 3 longueurs puis on prend le sentier du bercail : la  bière attend..

On retrouve Loisyann - emmitouflé et bonnetisé - et Clémence au refuge en train de préparer leur tambouille. On les crânera un peu plus tard avec nos escalopes sauce crème champignon et patates sautées arrosées d'un petit rouge gouteux et de fromage blanc aux myrtilles...

Après il faut arrêter le programme du lendemain : le projet Giraud est abandonné, de toutes façons je m'y voyais mal et on verra qu'un repérage de l'attaque est pas superflu. Ce sera donc une voie dans les Contreforts pour Cyril et moi avec "Le tango interminable des perçeurs de contreforts", "ambiance plus haute-montagne" qui disent dans le topo et pour les 2 autres compères même destination mais dans une voie plus rapidement accessible : "Pas d'azile pour pazuzu".


démonstration talentueuse de crochet talon..



le pic de Bonvoisin, joli mais pas "beau"

Réveil à 5h30 le lendemain, la cordée savoyarde pour la Giraud s'est levée à 2h30 (sans bruit, merci). Loisyann et Clémence filent devant mais on aura vite fait de les rattraper... bon ce sera la seule fois de la journée.. Un petit couplet sur le soleil du matin rougissant les sommets alentours, hop, hop, c'est booooooo.. et nous voilà assez rapidement au pied de l'attaque de "Pas d'asile"...  A ma montre seïko.. il est encore tôt... Les 2 s'équipent, il ne nous reste qu'à pousuivre vers notre voie... C'est là que ça se complique.. en fait on s'est déjà fourvoyé... Résultat, à peu près 2 heures de perdues à droite à gauche jusqu'à comprendre notre erreur..

C'est donc à 11h pétantes qu'on commence l'escalade... Là tout ira bien même si l'itinéraire n'est pas toujours évident, espacement des spits oblige. Le rocher n'est pas toujours facile non plus, un peu délité par endroit mais dans l'ensemble c'est quand même plutôt bon et surtout l'ambiance est top. Mais chaude, très chaude.. pendant 3 heures on cuit comme des crêpes.

c'est par où?

Loisyann et Clémence

1ère longueur


contreplongée sur le vilain glacier des Bans


il reste 3 longueurs sur le pilier de droite

au sommet avec la face sud-est des Bans si proche et la fissure de la voie Giraud.

13 longueurs plus tard nous sommes au sommet scrutant les Bans à la recherche de la cordée partie dans la Giraud. On profite du sommet quelques instants avant d'entamer la descente. Les rappels s'enchaînent sans souci et 1h30 après on pose les pieds sur le glacier. Encore une bonne heure et on rejoint le refuge. Nos deux compères ont quitté le refuge 20' plus tôt et on apprendra que la cordée de la Giraud a perdu beaucoup de temps dans l'approche et du coup a renoncé à son projet initial. C'est pas étonnant vu le merdier surtout de nuit... Affamés on prend le temps de se restaurer largement ; la descente se fera dans la nuit... tant pis...

Sirac

à droite "notre" sommet tout raplapla

Rédigé par CEI

Publié dans #Alpinisme - escalade

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F
Jolie sortie que vous avez fait là.Je suis la personne qui était avec vous à table le soir.Ca consol un peu de voir que ce jour on était pas les seuls à se tromper.Bonne continuation et aplus en montagne.
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