Tour dans les Aiguilles de l'Argentière - 4 juin 2006

Publié le 5 Juin 2006

Pour valider le mois de juin, il en fallait une, de sortie à skis. A vrai dire si Aurélie, surmotivée, n'avait pas réussie à me décider, je crois que j'aurai tourné en rond toute la journée, un peu comme la veille. Aurélie réclame à corps et à cris d'aller aux Aiguilles de l'Argentière, allez c'est parti. Déjà la montée au col du Glandon fait du bien en soi : traversée des alpages, du vert pétant plein les yeux. Bon arrivés là-haut ça pèle un peu et on sait pas trop où aller. Oliv' propose de monter au Coup de Sabre du Piniollet et ensuite d'aviser. Bonne idée, jamais fait. On chausse au-dessus de la traversée vers la combe de la Croix. Soleil et abrités du vent, c'est parfait. On suit Oliv', confiantes, qui remonte le couloir montant à la brèche. J'entends des voix. C'est pas Gabriel mais Oliv' en haut du couloir qui discute avec 2 gars montés sur l'autre versant. Pour un Coup de sabre, c'est bizarre celui-ci est pas vraiment sabré.... normal on y est pas. On est plutôt à la brèche du Cos. Notre "guide" n'en revient pas d'une erreur aussi grossière... Il essaie de sauver la face en remontant une arête rocheuse péteuse pour gagner quelques mètres supplémentaires en vue de la descente. Bof, ça lui rajoute 20m au final tout ça pour s'être mis quasi taquet de son aveu même... Après 300 m de descente on stoppe plus bas sur un replat. On zyeute cherchant le Piniollet, sans résultat. En revanche une jolie brèche d'apparence débonnaire et surtout ensoleillée s'offre à nous. Allez hop. Un peu plus loin sur notre droite, encore des voix... je lève la tête : le Coup de sabre est là, devant nous, pas de doute, insolent, avec 2 gars dedans qui poussent des cris. Peu importe l'affront on continue vers "notre" brèche non nommée. Le haut se raidit sensiblement et alors que mes compagnons ont capitulé depuis un moment, pour tout dire rapidement, je dois me rendre à l'évidence, je n'arriverai pas à skis en haut.. Quelle misère... m'enfin .. dans le haut à nouveau des voix. Décidément. Un couple à pied - de l'alpinisme quoi.. - a remonté "notre brèche" - la brèche Aurélie désormais -  après avoir fait le tour par le col de la Combe. Un coup d'oeil de l'autre côté, parfait y a des bonnes traces. On ride la descente c'est à dire on descend à pied trankillou. La brèche du Chien est en face, ça finira la sortie car le brouillard nous saisit en haut de celle-ci nous intimant l'ordre de faire demi-tour et d'aller boire une bière au soleil. Bien chef.

les protagonistes

le chamois

soif

http://www.volopress.fr/volo/pop_course.aspx?prmidcourse=06-525

Rédigé par Cécile Eichinger

Publié dans #Ski-alpinisme

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