Deux jours à l'Ossau

Publié le 23 Septembre 2011

Nous sommes retournés deux jours à l'Ossau, les 20 et 21 août. Notre séjour l'an dernier nous avait enchanté et lorsqu'il a fallu trouver un endroit où grimper dans les Pyrénées, on n'a pas cherché trop longtemps, le massif de l'Ossau s'est imposé rapidement.

Christian Ravier, guide et spécialiste de l'Ossau, le compare à une île. Cette année on a pu mieux s'en rendre compte. Le massif est très individualisé comme posé au mileu des alpages. Mais c'est une île aux sommets multiples, séparés les uns des autres par de profondes entailles : pointe de France, pointe d'Espagne, pointe d'Aragon (le point culminant à 2884 m) et pointe Jean Santé en sont les principaux îlots. On peut y ajouter, accrochés à ses flancs, l'aiguilette Jolly, le doigt et la main de Pombie puis en périphérie proche, le petit pic du midi d'Ossau.

De multiples itinéraires rayent ces parois. Le nouveau topo de la vallée d'Ossau en recense 90, tous de plusieurs longueurs.  Aucun n'est "facile" car même pour la voie normale via le col de Suzon, une corde est nécessaire pour au moins à la descente franchir quelques courts rappels.

Cette année, nous avons parcouru la face est du doigt de Pombie : un itinéraire en 7 longueurs et de 370 m (on traverse un jardin sur une centaine de mètres à mi-parcours ce qui explique le peu de longueurs). Le lendemain, souhaitant fouler le sommet et découvrir une autre face que les sud et sud-est, on a opté pour l'arête des Flammes de pierre qui mène au petit pic du midi d'Ossau. On a d'ailleurs frôlé l'abandon faute de trouver l'accès au pied de la voie dans le dédale de vires qui parcourt le pied de cette face ouest. C'est une des difficultés majeures de l'itinéraire. Bref après deux heures d'errance, bingo, un petit kairn repéré un peu par hasard à l'aplomb d'un semblant de cheminée, un autre, puis encore un autre nous ont mené jusqu'à la fameuse roue de bicyclette, signe que l'on était sur la bonne voie. Après il a fallu encore chercher le départ de la voie, pas évident ni fameux : une première longueur péteuse avec des écailles peu rassurantes. Le doute s'est ensuite envolé au pied de la seconde longueur et de sa cheminée étroite caractéristique. Le ciel gris a viré dans le même temps au bleu. Tout allait mieux. Ensuite sommet du petit pic du midi d'ossau, rappel sur le col de la Fourche, remontée au Grand pic atteint vers 17h30 (pour nous seuls) et descente de la voie normale.. une longue journée.. Heureusement le soir au refuge on s'est requinqué avec le fondant café-choco du cuisinier...

P1040867.JPGP1040886.JPGP1040898.JPGP1040911.JPGface nord, on cuit!   

Rédigé par CEI

Publié dans #Alpinisme - escalade

Repost 0
Commenter cet article