Une semaine au Maroc - 11 au 18 novembre 2007
Publié le 19 Novembre 2007
Lundi 12 novembre, il doit être 7h du matin. On est arrivé la veille au soir à Marrakech et après une bonne heure perdue à zigzaguer dans les avenues surchargées et bruyantes de la ville, on a pris la direction de Ouarzazate. Vers une heure du matin, bien fatigués, on s'est posé près de la route. Et voilà le paysage de terre rouge qu'on découvre le matin.
En début d'après-midi on rejoint enfin Tineghir et peu après les gorges du Todra. La température est idéale et on sort vite le matos pour aller grimper sur le secteur du Jardin à la sortie des Gorges. L'escalade est plaisante sur un beau calcaire rouge bien grippant au-desus de quelques lopins de terre cultivés.
Le soir, on campe en face, un couple de français avec qui on a sympathisé l'après-midi nous nourrissent. Soirée franco-hispano-allemande bien tranquille...
Aujourd'hui on s'attaque aux choses sérieuses avec l'escalade du Pilier du Couchant dans les gorges. Un itinéraire principalement en dièdre, assez physique, sur un rocher parfois patiné malheureusement et avec un équipement plutôt .. aéré...
Le soir même on quitte les gorges pour poursuivre vers le sud et les premières dunes de sable. Comme on a pas trop envie de dormir dans la petite ville hyper-touristique de Merzouga pour ne pas finir sur un dromadaire, on pose une nouvelle fois la tente près de la route dans un paysage toujours lunaire (enfin on le constatera le lendemain). Réveil à 5 h pour assister au lever du soleil sur les dunes de l'Erg Cherbbi. On s'arrête à Hassi Labied quelques km avant Merzouga. A 6h du matin, le village est calme et désert. Après avoir traversé rapidement la petite oasis qui borde les premières dunes, on peut toucher ce sable si fin et rose.
On voulait revenir ensuite aux gorges du Todra mais une erreur du GPS manuel fait engager notre voiture de kéké sur la route vers Zagora. Quand on s'en aperçoit au bout de 80 km de ligne presque droite c'est trop tard pour faire demi-tour. Pas vraiment de regret car la beauté des paysages est époustoufflante. Pause à Nekob, en quête de nourriture.. puis à Tansikht quand la route rejoint la vallée du Draa. On s'arrête dans un café bien banal vu de l'extéieur mais le serveur nous emmène à l'arrière et oh surprise c'est une petite oasis qu'on découvre : un jardin vert, palmiers, orangers, fleurs, une fontaine au milieu, des chaises et tables discrètement dissiminées.. On va bien rester deux heures à profiter de cette fraîcheur. Puis il faut repartir. Nouvel arrêt à Agdz, un village bien animé où on fait le plein de patoches et de quelques fruits.
On pose à nouveau la tente un peu au milieu de nulle part..
L'ascension du Toubkal est très prisée car même avec cette altitude on y monte facilement en baskets. Hbaituellement elle se fait en 2 jours avec une nuit au refuge du Toubkal. Cependant en une journée c'est possible aussi et plus amusant... Vendredi matin on part donc d'Imlil à 6h30. Trois heures plus tard on atteint le refuge à 3100m. Une bonne pause d'une demie-heure pour boire et s'habiller. Un mauvais pierrier succède à l'autoroute qui permet de monter au refuge et les premiers signes de l'altitude se font sentir : rythme ralenti et respiration courte..
Pourtant dans ce vallon on trouve les débris d'un avion qui s'est écrasé en 1977. Là c'est le moteur, ça fait froid dans le dos..
Le lendemain samedi, on s'octroie une grasse mat et du pain frais avec du chocolat! Puis on entame un petit tour au-dessus du village.
Cette semaine de vacances s'achève, comme par hasard, par un coucher de soleil à Chamrousse..