Grand Béal - 2 avril 2006

Publié le 3 Avril 2006

Direction les vallées ensoleillées du Queyras ce week-end. Seulement l'arrivée samedi à Brunissard se fait sous une pluie intense. On a passé le col du Lautaret dans la tourmente à 30 à l'heure, on a du mal à croire au soleil pour le lendemain. Le parcours prévu est un parcours de repli évidemment mais je doute même du parcours tout court. Enfin la pluie cesse en fin de journée et le ciel se dégage presque miraculeusement dans la soirée. Le lendemain le réveil à 5h30 est un peu difficile : un oeil par la fenêtre ciel bleu limpide, waouh.. Un petit déj. difficilement avalé, une vérification ultime de sacs et 5 min après on s'échaufffe près de l'aire de départ. A 7h pétante le départ est donné au coup de fusil. Il se fait droit sur une piste sur 100m environ pour ensuite emprunter un chemin large. Marie-Paule prend le large au nez et à la barbe d'Alice et Sylvie. Mais qu'est-ce qu'elle a mangé?? Je me retrouve derrière les 3, pas super bien mais je m'accroche. Peu à peu je remonte Sylvie pas au mieux de sa forme non plus. Sortis de la forêt le spectacle est fantatisque, les sommets alentours s'embrasent, l'atmosphère lavée par la pluie de la veille est limpide. La longue file des coureurs s'étalent vers le premier dépautage; je remonte peu à peu sur Marie et Alice. Au sommet j'arrive tout de suite dans leur pas et on attaque la descente. Et c'est le drame... Marie qui a investi dans une nouvelle paire de skis pour la Patrouille des glaciers n'arrive pas à skier avec... les filles nous reprennent et partent devant pour la seconde montée. Elle prennent de l'avance et resteront devant tout le long, pas loin, mais devant.. Quatre montées se succédent, la neige est excellente et le parcours vraiment beau; seulement la dernière descente nous laisse sur le carreau : moi qui suis en général derrière, je devance Marie de loin, espérant qu'elle me rattrape rapidement mais rien n'y fait. On franchit la ligne secondes avec pas mal de minutes derrière les mauriennaises.

Dommage que cette course soutenue par toute une vallée, si belle et si alpine en temps normal, à l'image de la TSF, soit délaissée : seulement 25 équipes sur le parcours A (125 équipes sur la TSF!). On a vraiment l'impression que la saison des courses et des coureurs se resserrent sur 2 mois,  janvier et février voire début mars. Pourtant à cette époque les conditions sont en général plus clémentes : des températures moins froides et un enneigement fourni.

Rédigé par Cécile Eichinger

Publié dans #Ski-alpinisme

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J
Salut,<br /> le conte rendu de la course est parfait et tant pis pour les absents.Merci d'avance pour les photos.<br />                 jj<br /> jjollier@yahoo.fr
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