L'Etendard pendant les quarts - 1 et 2 juillet 2006
Publié le 3 Juillet 2006
Gros dilemme samedi : monter bivouaquer au frais ou rester regarder le match au chaud? Si la France perd je regretterai d'être restée à Grenoble mais si la France gagne c'est tout benef. je regarderai la demie-finale mercredi.
Départ à 18H de Vaujany avec Seb., Laet et Yannick, copain pierralatais des deux premiers, pour rejoindre le bivouac ... Dans un accès de flemme on a laissé le poste de radio à la voiture, on trouvera bien qqn le lendemain pour nous donner le résultat en différé.
La montée est tranquille, assez jolie même avec la vue sur les Aiguillettes de Vaujany. Passés le col du Couard on trouve un emplacement de bivouac vers 2350m sur les alpages et au mileu coule une rivière = moustiques. L'objectif du lendemain est dans les nuages pour le moment. Pas de temps à perdre il est déjà tard et on a faim : les chips, punch, chorizo, semoule aux calamars, fromage, cake et chocolat sont assez vite avalés. Et tout d'un coup l'humidité tombe comme un couperet. Mazette, les matelas sont bien trempés. On se couche vers 22h. J'arrive tant que bien mal à m'introduire dans mon sac vêtue de 4 couches dont ma doudoune, après je ne peux plus bouger. Yannick s'endort en pronostiquant le match, on tend l'oreille au cas où on entenderait monter des clameurs de la vallée.. mais rien, on est vraiment au bout du t. du bout du monde...Coup de chaud attendu quelques heures plus tard, je vire deux couches. Le ciel s'est dégagé, les étoiles brillent, mes compagnons roupillent, c'est beau et... je me rendors.
A 6h j'entend bouger à côté de moi. Seb. commence à se préparer. Déjà... 1h plus tard on part - pas mal le timing. Rapidement on atteint le pied du grand nevé. Heureusement qu'il est encore là car sinon ce serait un immense éboulis merdique à remonter. Deux après on est au pied de l'arête nord-ouest : beau tas de caillasses ou belle bouse... Le début de l'arête est un peu péteux après ça s'arrange. Tout le long c'est du 2 à moins d'aller chercher quelques passages un peu plus difficiles sur le fil de l'arête. Avec Yannick on préfère tracer, ça vaut pas trop le coup de s'encorder.. 2h après on sort au sommet. Deux gars sont là : on leur saute dessus, le piolet à la main au cas où ils ne voudraient pas parler.. Mais c'est sans trop de résistance qu'ils nous font part du score.. Score confirmé un peu plus tard par une autre cordée (on est jamais trop prudent). Heureusement cette fois-ci pas de pari idiot. Après une heure de bronzette au sommet il est temps d'aller se mettre mal dans la descente du col de la Barbarate. On nettoie un peu l'itinéraire, les parpaings valdinguent jusqu'au glacier dans un fracas assourdissant. On s'en tire en entier et c'est la redescente jusqu'à notre bivouac où même les marmottes dans leur grande clémence ont laissé tranquille nos vivres planquées sous un rocher.
Re-pause pique-nique sous un soleil ardent. Puis il faut bien se résoudre à plier bagages. Descente sous un cagnard brûlant ; et dire qu'il n'y a même pas un troquet où se rafraîchir à côté de la bagnole. Vraiment dur.
les Aiguillettes de Vaujany en montant
Il est 6h on se réveille
Seb. sur fond de l'Argentière
la bouse entre ombre et soleil
top vue sur Belledonne
sur l'arête
Seb. et Laet un peu plus bas sur l'arête
le kairn du col de la Barbarate
Seb. et Laet.
repos