Grand Duc en Chartreuse, c'est chouette ! - 3 juillet 2005

Publié le 5 Juillet 2005

10h30 sur le parking de la Correrie. Nous sommes plusieurs à attendre que nos relayeurs arrivent. Je suis là depuis ¾ h m’étant basée sur les estimations de temps de parcours données par les organisateurs. Des estimations démesurément optimistes qui donnaient pour le coureur le plus rapide 4h pour couvrir les 42 km et les 2700m de dénivelé. Sébastien qui réalisera le meilleur temps pour cette section mettra 5h30…

Un peu avant midi je trottine dans la montée au Collet : le sentier est ombragé, monte régulièrement, tout se passe bien ; la transition avec Sébastien s’est faite rapidement et après 2h d’attente j’ai du me mettre soudainement à courir. J’arrive au Collet après 1h05 de montée. Je bascule de l’autre côté et 10’ après je me retrouve sous les dalles du Charmant Som. La chaleur est brusquement étouffante. Mon cœur bat à se rompre mais je continue sur un bon rythme. J’attaque peu après la descente sur la bergerie encouragée par Fabienne. Sur la petite route je me faufile entre les voitures qui circulent difficilement. Quelques mètres plus loin, surprise, Sébastien est là, il me tend une bouteille que je me verse sur la tête. Encore un peu de route et le parcours reprend une petite piste forestière qui rejoint le sentier de la crête du Mont Fromage. Ensuite c’est la descente sur le Col de Porte où je retrouve une nouvelle fois Sébastien puis je continue sur Sarcenas par un sentier frais et ombragé. Mais dans la descente je commence à ressentir les mêmes symptômes qu’il y a 3 semaines au Trophée de la Meije. Mon ventre s’est durci comme une planche de bois, ma respiration devient courte, je n’arrive plus à prendre de grandes inspirations. Je suis obligée de ralentir alors que mes jambes sont en pleine forme. J’arrive au Sappey sous une chaleur accablante. Au moins la première partie est faite. Je reste un moment au ravito. m’abreuvant un maximum, je passe au contrôle médical qui n’était pas prévu. Tout va bien : 37,2° et 11/7 de tension. Je repars sans trop tarder. Je sais que je vais attaquer la partie la plus difficile car la plus monotone et surtout la plus chaude entre ici et le col du Coq. Je me répète que je vais en baver pour m’y préparer. Heureusement on emprunte au début un sentier à l’ombre ; ça ne durera pas longtemps puisqu’on se retrouve rapidement sur la large piste en plein cagnard. J’essaie de trottiner mais la marche s’avère plus efficace. Je me retourne régulièrement pensant voir un coureur me rattraper mais non. Surtout ce que je redoute c’est de voir arriver sur moi une des filles des autres duos… j’arrive enfin au col de l’Emeindra après une dernière montée raide dans la prairie… mais où est-ce qu’il est ce ravito ??? J’ai bu tout mon bidon il faut absolument que je me ravitaille. Enfin j’y arrive. Je m’arrose encore les jambes, la tête. Un peu plus loin un coureur me rattrape, un coureur de relais à 5. Normal. Je recommence à courir mais à nouveau j’ai du mal à respirer et mon ventre me fait mal.. Arrggh, j’essaie de trottiner mais je suis obligée de m’arrêter pour marcher sur une piste où je pourrais allonger la foulée.. j’enrage. Bon ça ne va pas s’arranger comme ça. Je me masse le ventre qui miracle redevient rapidement souple.. j’inspire profondément, fais des moulinets avec le bras, bref j’essaie de me détendre. Je sens que mon diaphragme est complètement crispé. En revanche, je ne sais pas pourquoi ? Peut-être la ceinture porte-bidon ? C’est vrai que sur des longues distances j’ai toujours couru avec un camel et je n’ai jamais eu de problèmes de ce genre. Si c’est ça – ce que j’espère – je suis bien bête d’avoir couru à nouveau avec cette ceinture. J’essaie de la descendre sur les hanches mais ça ne tient pas 3 secondes, elle remonte aussitôt. Je continue tant bien que mal alternant marche et trottinage sur cette piste écrasée par la chaleur. Absorbée par mes problèmes j’en oublie de regarder la paysage : une trouée dans les arbres et je vois au loin le Charmant Som. Je viens de là-bas, de plus loin même… Enfin la route mais qu’il va falloir remonter car comme on n’a pas emprunté le GR, on arrive bien en dessous du col du Coq. Quelques mètres après une grosse crampe à la jambe droite me scotche sur place. Je m’étire quelques minutes, ça passe et je repars en trottinant. Le coureur solo que j’avais doublé dans la montée du Collet – donc au tout début – me double juste avant le col. J’ai vraiment ralenti… grrrrr. Au col du Coq Dédé m’encourage et prend des photos. Après le col on emprunte enfin le GR : je revis, ça grimpe et c’est à l’ombre. Au-dessus du col des Ayes, Jean-Marie me rattrape. J’arrive presque à reprendre le coureur solo mais il s’échappe dans la descente du col de Pravouta et à nouveau je n’arrive pas à allonger ma foulée tellement les douleurs au ventre me reprennent. On arrive sur la piste qui doit nous ramener sur Saint Pierre – encore une piste ! C’est le même cirque j’alterne marche et trottinage. Le dernier ravito passé on quitte la piste pour prendre un petit sentier « technique sur 1 km » annonce un panneau.. chouette ! Les premiers mètres sont un peu douloureux, mes jambes ont du mal à se faire à la pente. Mais au moins ça change. Un dernier coup de piste et Saint Pierre est en vue…On arrive sur une route mais qui s’éloigne de l’arrivée !!! Je guette si un raccourci ne se présente pas. Au bout de quelques centaines de mètres, on emprunte un sentier qui nous fait couper le virage. Un coureur qui a fini m’annonce que Sébastien m’attend en bas. Chouette ! On finit ensemble les derniers 500 m ensemble, j’ai retrouvé le sourire. Les gens m’encouragent. Sur la ligne d’arrivée mes parents sont là aussi. Embrassades, sourires, on finit 1er Duo mixte et 3ème Duo au général.

 

A l'arrivée au Sappey.

Rédigé par Cécile

Publié dans #Course à pied

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L
Bravo à tous les deux pour cette belle victoire en mixte. Je n'y était pas mais j'imagine le parcours le doute par moment et enfin la délivrance et la joie...quant à Bast de tous les côtés je connais aux templiers c'est notre méthode<br /> <br /> <br /> Encore bravo et bientôt les templiers
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Y
Bon, ça s'arrose une première place. R.D.V jeudi…<br /> Maintenant on va peut être pouvoir aller en montagne. <br />
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