TSF ou "Apocalypse snow" - 10 et 11 février 2007

Publié le 13 Février 2007

On s’attendait au pire – côté météo. - mais pas plus qu’il y a deux ans – en fait la réalité dépasse souvent la fiction. Bon c’est vrai le samedi la pluie nous a épargné mais pas les rafales de vent violentes, la visibilité nulle, le terrain traître, la neige lourde à skier et celle à l’horizontale qui vous aveugle… Pourtant en arrivant à Belchamp samedi matin, le ciel est presque dégagé... Tiens on se dit que ça va tenir le temps de la course… Eh, non… ce serait trop facile…

Le départ à Belchamp est un peu la foire d’empoigne : pas loin de 300 gus sur une piste large de moins de 10m, ça laisse des traces - coups de bâtons, peaux arrachées, bâtons pliés, cales tournées mystérieusement etc... Rien de tout ça pour nous mais j’ai la pas bonne idée de partir comme une balle, une idée que je vais payer tout le long de la course. Je le sais qu’il ne faut pas partir trop vite et pourtant je fais régulièrement l’erreur... A croire qu’à ce moment précis du départ je perds quelques neurones de lucidité. Sylvie qui n’a pu me suivre me rattrape bientôt et je suis à mon tour incapable de la suivre... sauf que ça ne fait que commencer. Le mauvais temps aussi ne fait que commencer et pendant trois heures, ce sera concours de réchauffage des doigts et du visage. Bref on est contente d’en finir non sans en avoir décousu avec l’équipe de filles espoirs, les prometteuses Lydia et Tiphaine. Tout ça est vite oublié après une douche bouillante, un repas pantagruélique et un bon massage…

Le lendemain re-belote forcément. Sur la ligne de départ bien humide déjà, on nous annonce plus que 1200m de dénivelé soit le repli du repli, ça veut dire que c’est pas bon.  En effet, dès le début, on est pas épargné. Re-rafales accompagnées d’une neige beaucoup plus humide que la veille mais la visibilité me semble meilleure… quoique. Du coup l’itinéraire est réduit à sa plus simple expression en passant trois fois au même endroit ce qui nous laisse l’occasion de nous faire doubler par les meilleurs ce qui est toujours chouette à voir. Les supporters sont là aussi et leurs encouragements criés à gorge déployée sont toujours entraînants… L’arrivée se fait en montée, on bataille avec une équipe de gars d’Albertville, bien décidées à ne pas se laisser faire. Mais sur les derniers mètres, sur le plat final, sans ménagement, ils sprintent nous laissant 10’’ derrière eux ! Enfin c’est fini. On se rue, trempées, dans le chalet : odeurs d’étable et de vin chaud mêlés, il faut se frayer un chemin pour attraper un verre de thé chaud surtout que tous veulent vous faire boire du vin chaud ! Euh pas tout de suite, hein… Au bout de 5’, c’est le sauna, c’est sûr plus un cm carré de peau n’est sec. … Tiens le président du Caf est encore là, en voilà un qui aime le mauvais temps, lui se réchauffe aux effluves de cannelle…

Même topo qu’hier, on gère au mieux le retour à la voiture où il pleut sans ménagement. Heureusement mes co-équipiers de voiture s’occupent de tout pendant que je me change au sec ! Après y a plus qu’à se laisser glisser les pieds sous la table et espérer gagner quelque chose au tirage au sort…


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Cyril Champange et Stéphane Brosse, ils peuvent avoir le sourire, pour une fois ils ne courent pas!

Rédigé par CEI

Publié dans #Ski-alpinisme

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