Initiation à l'aviron
Publié le 31 Août 2005
Durant le mois d'août je me suis essayée à l'aviron durant 5 séances. La première séance s'est déroulée sur un tank : une sorte de rameur en salle et avec des rames qui plongent dans l'eau. Cela permet d'apprendre un peu le geste avant la première sortie sur l'eau. La séance suivante fut donc la première dans le grand bain de l'Isère. Nous montons à 4 dans une yoelette conduite par un barreur. Beaucoup de crispation lors de cette première fois : je garde quasiment tout le temps les yeux braqués sur mes pelles (les rames) ce qui n'est pas recommandé par ailleurs. Je commets pas mal d'erreurs techniques : mes pelles viennent heurter régulièrement celles de la personne qui me précède ou alors je les enfonce trop dans l'eau ou encore elles ne sont pas toujours au carré dans l'eau (bien perpendiculaire). Bref c'est le début.
La seconde séance ne me laisse pas de bonnes sensations : je fais encore beaucoup d'erreurs et j'ai du mal à suivre la nage (le premier rameur).
Pour la troisième séance, l'Isère est couleur cacao. C'était quelques jours après les inondations dans Belledonne. J'étais presque prête à revenir une autre fois. Mais on me trouve une place sur une yoelette avec des rameurs déjà expérimentés. Un peu stressée à l'idée de ne pas assurer, c'est en fait une super séance pour moi : la nage est facile à suivre car ses mouvements sont amples et réguliers. Malgré le fort courant, la sensation de glisse est bien là. On rame en silence, attentifs aux branchages qui descendent et aux pierres juste masquées par l'eau.

Il s'agit d'un 4 de couple avec barreur sur une yoelette (photo de l'Aviron Grenoblois)
Pour la 4ème et dernière séance j'arrive un peu en retard. Les groupes sont déjà formés. Il ne reste plus qu'un gars qui n'a pas envie de ramer seul. On se retrouve donc tous les 2 sur un Eurodif qui est un skiff, une embarcation beaucoup plus légère et fine que la yoelette. Les premiers mètres ne sont pas tristes : j'ai du mal à de ramer et l'impression d'être constamment en déséquilibre même minime. Il faut dire que le courant est encore fort. De plus mon équipier est obligé de se retourner tous les 4 ou 5 coups de rame pour voir où l'on va et à chaque fois ça déséquilibre un peu plus le bateau. Au bout d'un moment on arrive à peu près à s'accorder et à avancer convenablement. On fait demi-tour avant le pont de l'Ile d'Amour et le retour se fait à toute vitesse aidé par le courant. Au final une super séance même difficile.