Lectures pour grand froid
Publié le 18 Août 2010
Je poursuis avec délectation mes lectures sombres venues de Scandinavie. Après le magistral "L'homme du lac" et le non moins bon "Hiver arctique" de l'islandais Arnaldur Indridason, j'ai enfin lu un premier roman (et en l'occurence le premier) du suédois archi-encensé Henning Mankell, "Meurtriers sans visage". Puis j'ai enchaîné avec "Le cadavre dans la voiture rouge" de l'islandais Ólafur Haukur Simonarson acheté tout à fait par hasard chez Decitre (en fait je cherchais un bouquin d'un autre auteur islandais, Arni Thorarinsson, mais bon les noms islandais et les couleurs hein, pas facile...).
Alors que dire ? Indridason, rien à redire justement. Je me suis régalée avec ces deux romans. Je le recommande vivement à ceux qui ont vu et aimé "La vie des autres".
En revanche, "Meurtriers sans visages" m'a déçu : d'une part, l'écriture que j'ai trouvé bien "pâle" par rapport à d'autres auteurs et d'autre part, les personnages un peu minces.. Oui Wallander à côté de Winter ou de Erlandur m'a paru peu convaincant. Aïe me disais-je à chaque page en espérant que ça s'arrange au fur et à mesure . Et bien ce fut à peine. C'est le risque quand on a lu d'éloges à l'égard d'un auteur. Pour autant je vais persister puisque que j'ai acheté le suivant "Les chiens de Riga". Le traducteur n'est pas le même entre les deux romans ce qui explique peut-être cela. A suivre.
Enfin j'ai bien eu du mal à accrocher au "Le cadavre dans la voiture rouge" même si à priori tout est réuni pour passer un bon moment (un type un peu paumé envoyé comme prof dans un petit village de pêcheurs pour remplacer son prédécessseur disparu..) On a du mal à se familiariser avec les personnages dont on ne sait de quel bord ils se situent même à la fin (enfin si il y a un bord) ou quelle part ils prennent réellement dans l'intrigue. Même le personnage central, Jonas, ne m'est pas apparu convaincant malgré la sympathie qu'on peut éprouver pour lui.
Les blogs spécialisés littérature "noire" ne manquent pas. J'ai découvert celui-ci truffé de références bien alléchantes : Moisson Noire.