Publié le 18 Mars 2017

Cette année pour les vacances de février, le choix se porte (encore) sur les Hautes-Alpes direction le Queyras tout à proximité de la plus grande station du massif Molines- St Véran. On a trouvé un sympathique hébergement dans le hameau du Coin sur le route du col Agnel, desservi depuis la station par une navette gratuite. Ils font bien les choses.

Au programme de cette semaine : ski, ski et ski. Balades et repos (dernière option vite oubliée). Côté météo, la semaine débutée dans une ambiance hivernale finira en printemps avancé accélérant la fonte en versant sud.

Le premier jour, après avoir déposé Léandre aux cours de ski, nous partons vers le crête de Curlet au départ de la route de St Véran. Un objectif plus que modeste mais adapté aux conditions du jour : neige et vent. D'ailleurs on est pas les seuls à avoir fait ce choix, nous rattraperons plusieurs groupes à ski ou en raquette. Une fois sorti de la forêt, inutile de pousser plus loin, la visibilité est mauvaise et le vent souffle violemment. Première descente excellente en forêt, s'ensuit une seconde montée suivie d'une seconde descente tout aussi bonne.

 

Forêt sous la crête de Curlet©Loisyann Prost

Forêt sous la crête de Curlet©Loisyann Prost

Forêt sous la crête de Curlet

Forêt sous la crête de Curlet

Après une éclaircie en début d'après-midi, la neige se remet à tomber jusque tard en soirée. Du coup on s'offre une petite sortie nocturne à l'heure de l'apéro en face du Coin en forêt. 300 m excellent en bataillant un peu avec la végétation. Parfait pour se mettre en appétit.

Le lendemain,  nous optons également pour une sortie forestière, le risque d'avalanche est élevé, le vent souffle violemment, on ira chercher la poudre fraîche à l'abri. Au départ de la Rua, comme la veille, les randonneurs de tous poils sont au rendez-vous. Une première montée jusqu'au sommet Bucher à 2254 m puis une descente en ouest de 400 m. Bonne pioche, la neige est excellente, la forêt aérée et on est seuls comme des chats. On stoppe dans le vallon à 1800 m environ, près du torrent de Bramousse. L'endroit est magnifique. Puis on entame la remontée vers le col des Prés de Fromage. Loïsyann se colle à la trace.

Sommet Bucher en vue

Sommet Bucher en vue

Descente versant ouest du sommet Bucher

Descente versant ouest du sommet Bucher

Remontée bucolique

Remontée bucolique

La neige un peu lourde rend la trace harassante mais 100 m sous le col on en retrouve une. On remonte vers le Serre des Vallonnets où retrouve les groupes doublés lors de la première montée. On pousse jusqu'au point haut à 2450 m. Puis on attaque la descente sur la Rua, en versant nord-est entre 2 barres rocheuses. C'est excellent, le manteau est peu plus épais. Il n'y a rien à jeter ou presque jusqu'en bas.

Vue sur la Gardiole de l'Alpe

Vue sur la Gardiole de l'Alpe

Ambiance hivernale - voir l'état de l'enneigement sur la route du col Agnel, à droite

Ambiance hivernale - voir l'état de l'enneigement sur la route du col Agnel, à droite

3ème jour, on s'offre une classique parmi les classiques avec le col Longet au départ du pont de Lariane. Le vent toujours aussi tempétueux, ne nous invite pas à aller faire les malins dans des pentes plus raides.

C'est de nouveau une longue file de groupes qui s'achemine vers le col. Et plus on s'en approche, plus on courbe l'échine, le nez dans les spatules pour se protéger au mieux de la neige qui fouette le visage. L'ambiance est belle cependant avec les nuages qui s'effilochent sur les crêtes du Pic de Château Renard. On passe sous le couloir nord, que j'ai skié il y a bien longtemps. J'ai bien envie d'y retourner mais pour le moment on n'a guère envie de d'y aller : ça souffle fort à sa sortie.

Arrivés au col on file dans la direction du Pic Traversier avec l'espoir de se trouver un peu à l'abri du vent rageur. Comme on ne vas pas s'arrêter là on pousse jusqu'au Pic puis à son voisin immédiat le Queyron. La bascule dans le vallon du Cornivier pour un éventuel tour du Rouchon est vite oublié en voyant l'entrée fumante dans la raide pente sud. Après un aller-retour au Traversier on se décide pour descendre la combe sud-ouest qui nous semble en meilleur neige jusqu'à la casse du Queyron. Remontée sou. Ensuite c'est festival de poudre dans le fond du vallon - même si ça manque un peu de pente - mais dès l'entrée de la forêt le soleil a fait des dégâts et la neige devient collante à souhait ! Pouah !

Crête fumante !

Crête fumante !

Ambiance !

Ambiance !

Neige douce dans la combe de Queyron©Loïsyann Prost

Neige douce dans la combe de Queyron©Loïsyann Prost

Bonne neige sur le retour

Bonne neige sur le retour

Au-dessus du Coin, Peyre-Nière, sommet tout au fond d'un vallon en pentes douces à remonter. A peine 900 m au-dessus du hameau et moins fréquenté que le voisin Pic de Fond Peynin. Belle ambiance printanière.

Semaine queyrassine
Mont Viso et crêtes de la Taillante sèches

Mont Viso et crêtes de la Taillante sèches

Pour notre dernière rando on s'offre un joli combo : le Grand Queyras nous nargue depuis le début de la semaine et les couloirs de Château Renard sont à la portée de spatules. On utilisera donc les remontées de saint-Veran pour rejoindre l'observatoire et descendre le joli couloir nord en très bonne neige froide. Puis remontée chaude à la brèche 3016 sous le sommet du Grand Queyras. Retour par de belles pentes froides puis transformées jusqu'au pont de Lariane.

Sortie 0 voiture en empruntant à l'aller les pistes de fond puis alpin pour rejoindre Molines depuis le Coin. Et au retour celles au départ du pont de Lariane. J'adore !

Remontée vers le Grand Queyras. Derrière le pic de château Renard et l'enfilade de crêtes

Remontée vers le Grand Queyras. Derrière le pic de château Renard et l'enfilade de crêtes

Descente sur le pont de Lariane. Le vallon des Aigues. Pic de Rochebruen au fond.

Descente sur le pont de Lariane. Le vallon des Aigues. Pic de Rochebruen au fond.

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Publié le 23 Décembre 2016

Sur une proposition de Thibaud, elle-même inspirée du dernier footing de Jo, nous voilà partis pour Chamrousse. Pas de ski prévu mais crampons et piolets sont de sortie.

Le Recoin est bien calme en cette première semaine de vacances, la température étrangement douce. Après une petite heure d'approche sur les pistes sèches nous sommes à l'attaque du couloir du Chien. Attaque évidente avec sa plaque poétique rive droite. Comme on s'y attendait c'est globalement sec même si il y a un peu de neige entre les ressauts rocheux ce qui permet sans doute de maintenir la caillasse.

1h après on débouche à proximité de la Croix. Arrêt tarte au restaurant de la Croix et redescente par l'Olympique homme... Vivement l'hiver...

Le couloir - photo Thibaud M.

Le couloir - photo Thibaud M.

On pose les piolets pour passer les ressauts - photo Thibaud M.

On pose les piolets pour passer les ressauts - photo Thibaud M.

On les reprend sur la neige - photo Thibaud M.

On les reprend sur la neige - photo Thibaud M.

Thibaud en tête

Thibaud en tête

sortie

sortie

Ombres sur mer de nuages

Ombres sur mer de nuages

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Publié dans #Alpinisme - escalade

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Publié le 14 Septembre 2016

Le Grand Duc en Chartreuse, 26 juin 2016

Avec le Grand Duc c'est une longue histoire. J'y ai participé plusieurs fois, en relais de 5 et plus rarement en relais de 2. Ma dernière participation remonte à 2014 en duo avec Emilie Cordeuil. Une course écourtée par les conditions météo désastreuses de cette édition là.

Pour 2016, les organisateurs innovent en proposant un "Moyen Duc", en quelque sorte un des 2 relais du Duo mais à parcourir en solo. Cela correspond pour cette année à mon état d'esprit où j'ai envie de me frotter seule à une belle épreuve de trail. Car même si j'apprécie particulièrement les épreuves en relais, il n'est pas toujours facile de trouver une co-équipière ni d'attendre une grande partie de la journée son premier duo si on fait la seconde partie.

Pendant l'hiver et surtout le printemps, j'ai pu courir régulièrement entre midi et 2, empilant les Jalla au-dessus de la Bastille, seule mais souvent accompagnée. En guise de sorties longues, pas grand chose cependant : 2 sorties pendant la première quinzaine de juin avec Jérôme : l'une dans le Vercors au départ de Seyssins (montée au Moucherotte poursuite sur le Pic saint-Michel, descente par le col de l'Arc jusqu'à Claix et retour en bus). Puis une semaine plus tard, cette fois-ci en Chartreuse depuis le col de la Placette pour un retour à Grenoble (avec finish à la Bobine au parc Paul Mistral). Soit 2 sorties longues à petit rythme mais qui permette à l'organisme de s'habituer à un effort long. Puis plus rien ou presque je crois jusqu'au dimanche 26 juin, jour de la course. Je me sens un peu juste niveau kilométrage mais bon advienne que pourra !

Le départ est à 5h30 une demi-heure après les Solos. Le réveil à 3h du mat a un été un peu rude, suivi d'une heure de voiture (le tunnel de Saint-Pancrasse étant fermé à la circulation). Sur la ligne de départ je retrouve Aurélie Mansiot. Après le départ ça attaque rapidement dans le raide avec la montée au Pas de Rocheplane. Je suis partie assez tranquillement - enfin comme j'ai pu surtout ! Pendant toute la montée c'est une longue file de coureurs un peu la tête dans les fesses de celui qui précède. Le jour se lève assez vite en cette fin juin et la température monte vite ! Je rattrape vers le haut, dans la partie rocheuse un coureur qui distille ses conseils aux trailers impressionnés par les lieux et qui n'ont pas forcément le pied très agile. Un des risques étant de faire tomber quelques caillasses sur ceux d'en dessous. Je comprends vite (et reconnais) le directeur de course sans doute un peu inquiet et je le comprends. Je finis par le doubler et atteins enfin le pas de Rocheplane baigné par le soleil matinal.

Coup de frais salutaire là-haut puis j'enquille sur la suite, d'abord en descente puis en traversée jusqu'à la remontée vers le pas de l'Oeille. Dans cette partie je double quelques coureurs - duo et solo, le rythme est bon. Puis c'est la descente du pas, assez technique, en marchant-trottinant. Une fusée féminine nous double tous, j'admire son aisance et sa rapidité. Passée la dernière difficulté, les jambes peuvent dérouler, passage au col des Ayes puis on rejoint le col du Coq et le premier ravito.

Ensuite c'est la descente parfois boueuse jusqu'à St Hugues en Chartreuse et le premier relais de bouclé. Seulement 16 km et je sens déjà mes jambes un peu lourdes...

Je papote un peu avec Pierrick qui attend l'arrivée de son relayeur pour partir. Le relais suivant est assez court, seulement 10 km pour rejoindre le Sappey en Chartreuse, mais le début du sentier au pied de Chamechaude, est sacrément raide ! Je sens une ou 2 tentatives de crampes heureusement sans conséquence. Puis le sangle bien agréable en balcon sous le versant sud de Chamechaude. Après le passage au habert, c'est la descente et l'arrivée au Sappey en Chartreuse. Le ravito est bienvenu. J'y retrouve Aurélie qui a fait toute la course devant. Encore un peu de papotage et il faut bien repartir pour le 3ème et dernier relais, 21 k m et près de 900 m de dénivelé. Le sentier est encore long... Montée vers les Emeindras puis bifurcation vers le col de la Faïta. Aurélie que j'avais doublé peu après le ravito me repasse, je ne la reverrai qu'à l'arrivée. Après le col de la Faïta, le sentier est rarement bien roulant, souvent boueux. J'arrive un peu rincée au col du Coq et son bienvenu dernier ravito qui commence à s'étioler. J'ai du mal à croire qu'il reste encore 12 longs km jusqu'à l'arrivée. Je rattrape un solo avec qui je ferai une bonne partie de ce qui reste. Courir ensemble nous donnera à chacun un peu de peps. Mais le sentier est franchement interminable. Tout en balcon, montant, descendant sans arrêt. J'ai l'impression d'avoir dépassé Saint-Hilaire du Touvet depuis longtemps quand tout d'un coup c'est la descente vers le village. 2 km peut-être encore et c'est l'arrivée. Ouf !

Je boucle cette boucle de 47 km et 3030 m de D+ en 8h07 (85ème sur 142 au général).

http://www.grandduc.fr

Ut4M Oisans, 17 août 2016

Au retour de 3 semaines de vacances, je m'inscris à l'Ut4M Oisans alléchée par le parcours, le kilométrage et le dénivelé et puis l'envie de participer à l'une des épreuves jeunes mais majeures de trail autour de Grenoble. Au menu ce sera donc un des 4 massifs. Pour m'y préparer, j'ai juste le temps de faire 2 sorties un peu longues sur le parcours. Une première au départ de st Georges de Commiers jusqu'à l'Alpe du Grand Serre avec une descente un peu épique sur Séchilienne. Puis la seconde en compagnie de Carine qui s'aligne sur le Challenge (1 jour, 1 massif) qu'elle terminera à la 3ème place chez les filles. Ce jour là on fera la partie Alpe du Grand Serre - arrivée de cette étape, histoire entre autre, de reconnaître la terrible descente sur Rioupéroux. Après cela on saura au moins à quoi s'en tenir !

Le jour J, je n'entends pas mon téléphone sonner à 2h45... j'ouvre un oeil à 3h05 après une nuit mauvaise. Je bondis hors du lit et arriverai même en avance pour la navette qui achemine les coureurs du Palais des Sports à Vif. Le départ de la course est cette fois-ci à 5h. Il fait chaud comme pour un mois d'août. Je retrouve Carine et Georges rencontré quelques jours plus tôt chez Jo. Une bise à Valérie et c'est le départ. La section entre Vif et saint-Georges est poussiéreuse, sèche, bref rien de bien agréable pour se mettre en jambes mais cela ne dure pas (heureusement car ma frontale n'éclaire rien du tout).

Je me retrouve ensuite en terrain connu. ça déroule tranquillement jusqu'à Laffrey, premier ravito où je m'arrête quelques minutes pour tenter de recoller le strap que j'ai fait précipitamment dans le bus le matin à ma cheville.

La température est idéalement un peu fraîche. On aura même droit à quelques gouttes vers le Sapey. Après une partie sur route, le sentier grimpe ensuite pour passer les ravines qui descendent de la montagne du Grand Serre. Puis c'est l'arrivée à la Morte et son ravito bien garni. Je m'y arrête un petit moment, histoire de reprendre quelques forces pour attaquer la montée au pas de l'Âne et ses terribles 1000 m de D+. Contrairement au Grand Duc, j'ai pris une paire de bâtons et dans cette montée en particulier, j'aurai bien poussé dessus.

Un vent froid nous cueille au pas, je plains les bénévoles et les photographes nombreux à cet endroit particulièrement esthétique. J'enquille illico sur la descente, un peu technique dans laquelle je me fais plaisir. Oui pas question de traîner, j'ai réussi à doubler dans la montée une participante de l'épreuve du jour comme moi et je n'ai pas envie de me laisser rattraper !

La descente sur le lac du Brouffier est vraiment belle puis cela remonte gentiment sur la crête avant une descente de nouveau assez technique vers la route du Poursollet. Avant-dernier ravito, ça tombe à pic, j'ai les crocs depuis un moment ! Je mange tout ce que je peux, en particulier du salé, fromage, jambon, tuc, pain pour tenter d'apaiser cette fringale.

La dernière montée vers le plateau du lac Fourchu, débuté en compagnie de Nadège (2nd du Challenge), m'est difficile. Il fait lourd, le sentier est raide, je m'accroche en serrant les dents. Et puis c'est la fin de cette montée peu agréable. S'ensuit toute cette partie assez roulante et fraîche sur le plateau. Mais j'ai encore faim. Alors je chope des fruits secs au fond de mon sac, finis les machins énergétique au coca, avale une pâte de fruit. J'ai besoin de me reconstituer les jambes avant les 1500 m de descente pour rejoindre l'arrivée. Au dernier ravito aux chalets de la Barrière, je bois coup sur coup 3 verres de coca (burp), encore 2-3 tucs. Et bien tout cela passera très bien ! Et c'est LA descente. Qui passera quasiment comme une lettre à la poste. Je rattraperai même 2-3 gars qui en ont visiblement plein les bottes et c'est l'arrivée surprise au hameau des Clots, 150 m au-dessus de Rioupéroux.

A Rioupéroux, je retrouve Carine arrivée devant moi, un peu de repos dans l'herbe à l'ombre, un plat de pâtes, quelques délicieuses pâtisseries orientales et nous aurons même le privilège d'être ramenées à Grenoble en voiture par Valérie, la grande prêtresse de la com' !

8h39 pour 47 km et 3375 m de D+ (14ème sur 54 au général). Des bonnes sensations, meilleures qu'au Grand Duc malgré cette fringale qui m'a tenu un petit moment.

http://ut4m.fr

L'ultra trail du Vercors, 10 septembre 2016

Confiante après l'Ut4M Oisans, je décide de m'inscrire sur cette course que j'avais en tête depuis quelques temps. Gasp, il ne reste de la place que sur le solo... Et bien ce sera l'occasion de m'essayer sur cette distance : 84 km !

Après une semaine calamiteuse côté sommeil et une dernière nuit rythmée par une bringue presque au-dessus de nos têtes, je me lève avec l'envie d'en découdre à 2h30 !

Le départ est à 5h du matin à Autrans et le jour ne va pas se lever avant un petit moment. Antoine avec qui j'ai fait la route, part un peu comme une fusée, je ne tiendrai pas le rythme très longtemps. Une première montée vers le plateau de la Molière avec au passage quelques notes surréalistes de cornemuse. Le point haut est rapidement atteint. On bascule dans la descente et dans l'obscurité vers Engins. Je peste à haute voix car ma frontale est hs... Je me fais doubler par des wagons de coureurs même si j'essaie tant bien que mal de profiter de leur éclairage. Enfin avec la sortie de la forêt, l'aube arrive doucement. Remontée à l'esthétique Pas de la Corne et on débouche à Saint-Nizier du Moucherotte pour un premier ravito que je zappe.

Suit une portion plutôt plate sur la via Vercors avant de bifurquer dans les gorges du Bruyant. Je rattrape une concurrente, alors en 3ème position, avant de nous apercevoir que nous nous sommes déjà vues sur d'autres épreuves. On court ensemble jusqu'au prochain ravito à Lans en Vercors, fin du premier relais. J'en profite pour enlever les baskets car j'ai les pieds un peu douloureux, ça chauffe ! Il faut dire que ce n'est que leur 2nd sortie, les ayant échangé il y a 10 jours contre une paire acheté au début de l'année et qui est vite partie en sucette !

Dans la montée vers les Allières je rattrapa Sylvie repartie avant moi du ravito. Je ne sais quelle mouche me pique alors mais je décide d'adopter une stratégie quelque peu incohérente... et inefficace mais cela je le saurai par la suite. Bref je tente de la distancer dans la montée du Pic Saint-Michel... du coup j'accélère le rythme. Au début ça fonctionne mais dans les derniers mètres sous le sommet, je commence à avoir des crampes ce qui m'oblige à ralentir. Passé le sommet, dans les premiers mètres de descente, je pense que le changement de position va détendre l'avant de mes jambes mais à peine cette idée formulée qu'une violente crampe me cloue par terre. J'attrape le bout de mon pied et essaie de tirer dessus mais rien n'y fait. Heureusement un concurrent qui vient de me doubler propose de m'aider. J'accepte volontiers ! Il prend mon pied à pleine main et appuie fort dessus (merci 1000 fois !). Ma jambe se détend petit à petit et quelques minutes après je peux repartir mais en marchant.... jusqu'au col de l'Arc.. Sylvie qui m'a redoublé file dans la descente au loin. Je ne la reverrai pas....

Après cet épisode - il doit rester 55 km environ, j'aurais l'impression de faire la course en-dedans, gérant au mieux pour ne pas que les crampes reviennent, ce qui d'ailleurs ne se produira pas. A Villard de Lans, je bois un maximum d'eau, refait le plein, avale plusieurs morceaux de bananes et de chocolat. Encore 10 km dans la chaleur et à Méaudre je retrouve avec grand plaisir mon frère et ma mère qui me suivront sur le reste de la course. Assez longue pause et je repars jusqu'à Rencurel : 15 km reconnus la semaine précédente avec Jérôme. Dans la montée au Gros Martel, j'évite de peu une montée de crampes. J'y vais donc mollo. J'effectue la descente du pas des Rages dans les gorges de la Bourne tout en retenue. Une dernière montée à Rencurel et je retrouve la famille. Papotage de nouveau, grignotage et je repars pour le dernier relais avant l'arrivée. Il reste tout de même 22 long km et 1000 m de D+.

Et c'est bien interminable, surtout la longue piste plate pour rejoindre le tout dernier ravito aux ruines de Chartreuse. Enfin de là on devine le pas de Montbrand, dernière montée avant Autrans. L'arrivée prend forme désormais dans les esprits. 400 m de dénivelé raide comme pas permis et c'est la bascule. Justement la bascule se fait mal, je n'arrive plus à courir, les jambes sont dures. Des solos qui me semblent frais comme des gardons me doublent (mais d'où sortent-ils ?). Enfin j'essaie de trottiner doucement, ça va toujours plus vite que de marcher sur cette large piste... J'arrive enfin dans la plaine, on entend le brouhaha de l'arrivée. Encore peut-être 1 ou 2 km, une dernière mini bosse et voilà l'arche d'arrivée ! Quand ça s'arrête, quel soulagement et quel plaisir ! Et je retrouve frère et mère avec beaucoup de bonheur.

Je suis ravie d'avoir réussi à parcourir cette distance en passant sous les 15h que je m'étais fixé. Yes !

14h38 pour 84 km et 4400 m de D+ (116ème sur 236 arrivés - 388 au départ).

http://www.ultratrailvercors.com

arrivée du Grand Duc

arrivée du Grand Duc

descente sur le lac du Brouffier - Ut4M Oisans / photo Nacho Grez

descente sur le lac du Brouffier - Ut4M Oisans / photo Nacho Grez

arrivée de l'UTV - contente mais cuite / photo Bertrand Eichinger

arrivée de l'UTV - contente mais cuite / photo Bertrand Eichinger

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Publié dans #Course à pied

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Publié le 21 Mai 2016

Un plan proposé par Jo qui affectionne (moi également) ces itinéraires qui suivent une certaine logique. De l'est pour commencer et du ouest pour finir (la dernière fois c'était du sud puis du nord). De plus cela faisait tout de même 2 mois sans sortie de ski en compagnie du Bertonche, il était temps d'y remédier. Blandine est également de la partie.

La Bertonchinette du jour a commencé par un départ vers 8h15 de la voiture, ce qui pour un 21 mai n'est pas un horaire très matinal (ni pour une température annoncée de 28° l'après-midi à Grenoble). Peu importe en 100m de D+ nous sommes au col du Sabot puis assez rapidement au sommet du Rocher Motas pour skier sa facette nord-est, tournée vers Belledonne.

Jo attaque la descente et en profite pour faire un grand ménage (eh oui Agnès, ça t'épate hein !). Ensuite on a plus qu'à suivre. La neige n'est pas mauvaise, un peu plus physique vers le bas où Jo n'a pas passé la serpillière.

Remontée au col du Sabot puis au sommet de Côte Belle où nous redescendons par la face ouest quasi directement sur le départ.

Le CR de Volopress ici.

Un peu au-dessus du col du Sabot, vue vers Belledonne

Un peu au-dessus du col du Sabot, vue vers Belledonne

Blandine dans la montée vers le Rocher Motas

Blandine dans la montée vers le Rocher Motas

Les Grandes Rousse de face, Jo de profil

Les Grandes Rousse de face, Jo de profil

Premier virage

Premier virage

La suite

La suite

La facette

La facette

Technique de montée

Technique de montée

Des contrastes de couleur. Il faudra descendre un peu sur l'arête pour trouver la neige

Des contrastes de couleur. Il faudra descendre un peu sur l'arête pour trouver la neige

Descente Côte Belle ouest

Descente Côte Belle ouest

Dans le rétro

Dans le rétro

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Publié dans #Ski-alpinisme

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